Assurer l'éducation primaire pour tous
C’est l’éducation qui permet de choisir la vie que l’on mènera et de s’exprimer avec confiance dans ses relations personnelles, son milieu et son travail. Les 70 millions d’enfants d’âge à être scolarisés dans le primaire qui ne sont pas scolarisés se voient refuser l’exercice d’un droit fondamental. Il s’agit surtout d’enfants de familles pauvres, dont la mère, le plus souvent, n’a pas fréquenté l’école non plus.
Ce gaspillage de potentiels ne touche pas seulement les enfants car l’éducation, notamment celle des filles, comporte des avantages sociaux et économiques pour l’ensemble de la société. Une femme éduquée a de meilleures perspectives économiques et participe davantage à la vie publique. Si elle est mère, elle tend à avoir des enfants moins nombreux mais en meilleure santé, qui ont plus de chances d’aller à l’école.
Tous ces points positifs sont autant d’armes contre le cercle vicieux de la pauvreté. Pour que les pays atteignent l'objectif de l'éducation primaire pour tous, il faudra renforcer considérablement l’action entreprise en Afrique subsaharienne, en Asie du Sud et en Océanie.
Dans ces régions et ailleurs, il faut aussi s’efforcer, tout en les scolarisant, de les maintenir à l’école, surtout les enfants les plus difficilement à atteindre, et de leur donner une éducation de qualité.
(Texte UNESCO)
L’éducation pour tous concerne aussi la durée et la qualité de l’enseignement. De 1999 à 2005, le nombre d’enfants n’ayant pas accès à l’éducation de base est passé de 96 millions à 72 millions. Malgré ces progrès incontestables, 58 pays risquent de ne pas atteindre la scolarisation primaire universelle en 2015.